Mission et valeurs

«Le Centre Jacques-Cartier est un OBNL qui, par ses valeurs de respect, d’ouverture, de démocratie, de solidarité et de confiance en leurs capacités, encourage les jeunes de 16 à 35 ans à définir et prendre leur place dans la société par des processus d’accompagnement, d’apprentissage et de mise en action individuels et collectifs et par le soutien à l’amélioration de leurs conditions de vie.»

Respect

Le respect est une valeur voulant reconnaître qu’auprès de chaque personne on y retrouve une richesse constituée de forces, d’habiletés et de qualités qui lui sont propres et le distingue des autres lui conférant une identité singulière. Le respect c’est donc la reconnaissance du droit à la différence et à l’expression de l’unicité de la personne. Le respect doit être une responsabilité se partageant entre individus, d’un individu envers une communauté et d’une communauté à l’égard d’un individu. En fait être respecté, savoir respecter et se faire respecter constituent des objectifs à atteindre tant individuellement que collectivement. La valeur du respect constitue un des fondements à son pouvoir d’agir. Le respect est une des clefs permettant d’éviter de s’enfoncer dans une plus grande discrimination et déqualification sociale.

Ouverture

L’ouverture, c’est le pendant collectif de l’invitation à trouver une place dans la communauté. L’ouverture, c’est « faire une place » pour l’autre. Une telle valeur interpelle donc la notion de respect, en premier lieu, mais également d’accueil. Dans le contexte du Centre, cela signifie que chaque personne peut trouver une place au sein du groupe comme un membre à part entière. Cela signifie que chacunE a droit au chapitre, peut s’exprimer librement en groupe, en comité, en assemblée.

Démocratie

La démocratie favorise la reconnaissance des capacités différentes et complémentaires des personnes dans un mode de coopération en collectivité. La démocratie vise à faire contrepoids à la compétitivité, à la performance, l’individualité et l’élitisme. La démocratie est aussi un mécanisme décisionnel accessible, transparent et représentatif. Au CJC, il se pratique dans son modèle de gestion participative. La démocratie s’acquière par l’usage et la volonté de faire ensemble plutôt qu’individuellement. Ce qui implique le devoir de responsabilisation individuel dans l’application des décisions collectives à entreprendre. Puis, il appartient à la collectivité de devoir tout mettre en œuvre pour faciliter la pratique de la vie démocratie par ses individus.

Solidarité

La solidarité est un lien social d’engagement et de dépendance réciproques entre des personnes liée par une communauté. Au Centre Jacques-Cartier, la solidarité s’incarne de multiples façons. D’abord, quand le CJC met ses ressources en soutien à chacun des membres dans la poursuite de son projet de vie et de ses objectifs. Si le projet de vie est une question individuelle, le soutien qui doit être offert aux personnes pour arriver à des résultats appelle à un investissement collectif qui prend sa source dans la solidarité. C’est aussi quand chacun individuellement ou collectivement contribue aux actions et au développement du Centre dans son ensemble ou au projet de vie des autres personnes.

Plus largement le Centre souhaite se solidariser avec les individus, les organismes et les mouvements sociaux qui portent les mêmes valeurs et qui défendent une vision de la société plus juste ou équitable. Cette solidarité peut prendre différentes formes : résolution ou lettre d’appui, participation à des activités spéciales, présences sur des C.A. ou des comités, etc.

Confiance en la capacité des jeunes

La prémisse de cette valeur est que chaque personne a le potentiel de mener sa vie de façon autonome. Qu’il s’agisse des sphères de la vie quotidienne, de l’environnement socioprofessionnel ou citoyen, chaque jeune porte un potentiel qu’il est invité à concrétiser. La confiance que le CJC a en chaque personne réside donc dans la conviction que pour concrétiser leur potentiel, les jeunes doivent être adéquatement outillés. C’est donc en leur permettant d’acquérir ces outils, de faire de nouvelles expériences, de prendre des décisions en groupe, de s’impliquer dans la communauté que le CJC accompagne cette concrétisation. Faire confiance à une personne, c’est l’inviter à mettre de l’avant ses idées, ses projets et lui permettre ainsi de vivre des succès. Mais c’est également lui permettre de se tromper, de changer d’idée, de recommencer. En somme, faire confiance, c’est lui permettre d’être en mouvement.

Définir et prendre leur place dans la société

Prendre sa place dans la société n’est pas un automatisme pour tout le monde. Il faut la découvrir, et cela représente pour plusieurs une démarche de longue haleine. Nous partons du principe que la société est riche de la diversité de ses membres et que par conséquent, le jeune a l’opportunité, la latitude de définir la place qu’il souhaite prendre dans cet ensemble. Plus encore, il peut également contribuer à l’évolution de la communauté dont il fait partie. Cette démarche engage toutefois l’action, puisqu’elle impose au jeune de faire les efforts nécessaires pour prendre cette place. Par son accompagnement et ses différentes plates-formes de mise en action, le CJC convie et soutient le jeune dans cette démarche.

Processus d’accompagnement, d’apprentissage et de mise en action individuels et collectifs

Faire des processus d’accompagnement, d’apprentissages et de mise en action réfère à des moyens que le CJC prend pour soutenir les jeunes dans le développement d’un projet de vie ou d’une réalisation quelconque. Dans ce contexte le CJC met en place ces processus dans le but de faire vivre diverses expériences procurant des occasions pour parfaire des cheminements tant sur le plan individuel que collectif. En sommes de par ses multiples projets, l’ensemble de ces processus doivent réussir à créer un plus grand sentiment de confiance en soi et une capacité plus forte de se prendre en charge. Ainsi l’autonomie, la responsabilisation et la prise en charge de la conduite de ses affaires sont à la base les éléments moteurs devant guider l’accompagnement, les apprentissages et la mise en action. Le CJC est un aidant, un accompagnateur qui ne peut pas se substituer à la volonté des personnes concernées.

Soutien à l’amélioration de leurs conditions de vie

Tous n’ont pas accès aux mêmes conditions de vie. Le terme conditions de vie englobe un ensemble d’éléments qui ont une grande influence sur le bien-être des personnes : accès à un logement abordable et de qualité, accès à de la nourriture en quantité et en qualité suffisante, formation et emploi de qualité, environnement physique et social sains, etc. L’accès à de bonnes conditions de vie et l’amélioration de ces dernières a un grand impact sur la santé de chacun, sur son sentiment d’accomplissement et sur sa capacité de jouer un rôle actif dans la société.

À son échelle, le CJC souhaite soutenir les jeunes dans l’amélioration de leurs conditions de vie actuelle et pour le futur. Pour ce faire, il offre à ses locataires, 27 logements subventionnés. De plus, il développe ou encourage la création par ses membres de projets qui ont un impact positif sur l’alimentation, la formation et l’environnement physique et social. Aussi, il soutient le réseautage, l’entraide et le développement de liens sociaux entre les membres et le recours aux ressources de la communauté.

La vie démocratique, avec sa gestion participative, est au cœur du Centre Jacques-Cartier. Elle est l’un des pivots sur lequel s’ancre l’action. Plusieurs instances décisionnelles et comités donnent aux jeunes des espaces de débats et de participation aux décisions. Ce sont des lieux concrets d’expérimentation de la démocratie : conseil d’administration, assemblé générale, assemblée des locataires, comités de gestion, comités «vie interne» et «vie comm.» et plusieurs comités ad hoc.