Historique

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À Québec, au début des années quatre-vingt-dix, deux hommes, deux amis, approchent la quarantaine. Ils se connaissent et se côtoient depuis une dizaine d’années. Ils ont en commun de l’expérience, une solide connaissance du milieu, de sa culture, une foi profonde en la capacité des jeunes. Ils sont généreux, persévérants et un peu fous.

Ils se préoccupent de la situation des jeunes et de leur avenir. Le premier constate dans son milieu de travail que tous les jeunes ont le désir de réussir et qu’ils ont besoin de plus que ce que l’école leur offre. Le deuxième s’investit auprès des adolescents et adolescentes par le biais des maisons de jeunes. Il constate qu’après leur passage dans ces lieux, il n’existe pas d’endroit pour eux.

Jamais deux sans trois : feu Daniel Pelletier, fondateur du Groupe intégration travail (GIT), complète l’équipe. Sa couleur : l’intégration des jeunes au marché du travail. Son constat : l’intervention faite par les organismes d’intégration au travail ne suffit pas; les jeunes ont besoin de plus. Après plusieurs rencontres et soirées passées à réfléchir, à discuter, à partager, ils en viennent à la conclusion que les jeunes ont besoin d’un lieu qui tiendrait compte de plusieurs de leurs besoins. Un lieu d’appartenance qui, à partir de leurs valeurs et de leurs aspirations, donnerait un sens et un but à atteindre, un lieu où tout en travaillant à l’amélioration de leur qualité de vie personnelle, ils pourraient également penser « collectivité ».

Le Centre résidentiel et communautaire Jacques-Cartier a été fondé en 1992. C’est un milieu de vie démocratique PAR et POUR les jeunes où, au-delà de l’entraide, chaque jeune est convié à la solidarité dans l’optique d’une société plus juste et responsable. Chaque personne y est invitée, avec toute sa couleur, son originalité et ses idées, à prendre sa place dans la communauté. Les projets développés doivent s’inspirer des valeurs de respect, d’ouverture, de démocratie et de solidarité.

Plus précisément, les membres du Centre Jacques-Cartier, qui mettent leur confiance en la capacité des jeunes, se sont donné pour mission d’encourager les jeunes de 16 à 35 ans à définir et à prendre leur place dans la société par des processus d’accompagnement, d’apprentissage et de mise en action individuels et collectifs et par le soutien à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Juillet 1992 : Incorporation d’un nouvel organisme sans but lucratif, le Centre résidentiel et communautaire Jacques-Cartier (CJC)

27 novembre 1992 : Journée mémorable! Prise de possession de l’ancienne école Jacques-Cartier, coin Charest/Langelier, dans le quartier Saint-Roch. Cette même journée, Daniel Pelletier (un des 3 fondateurs du Centre), à l’aube de ses quarante ans, quitte ce monde. Quand Jacques Laverdière et Serge Gagné nous parlent de lui nous sentons toujours sa présence… Merci pour tout!

27 novembre 1993 : Première journée communautaire dans les locaux de notre édifice. Début des corvées; parallèlement, les premières activités sociales se tiennent, les premiers services d’accueil et d’écoute fonctionnent, des réunions s’organisent pour penser les règlements généraux, etc. Colette Lavoie, organisatrice communautaire au CLSC Basse-Ville se joint à l’équipe. Sa couleur : un grand sens de la démocratie et de l’organisation. Une grande valeur : peu importe leur statut social, tous les membres sont égaux.

Janvier 1993 : Une première démarche de formation dite d’intégration sociale a lieu avant même que nos locaux soient prêts!

Octobre 1994 : Les premiers résidents et résidentes prennent possession des lieux.

Décembre 1994 : Les vingt-sept unités d’habitation sont occupées par seize jeunes hommes et douze jeunes femmes dont trois enfants, deux très petits garçons et une jeune adolescente.

Ainsi, le CJC a fait émerger de nombreux projets qui existent encore aujourd’hui et qui permettent à plusieurs jeunes de vivre de nouvelles expériences :

  • Espace Tam Tam;
  • L’atelier de menuiserie la Fibre du Bois;
  • Révolution’ARTS (diffusion culturelle, vidéos et murales);
  • Le Cirque du Monde & le Cirk’Automate;
  • Les 27 unités de logement social pour les jeunes adultes;
  • Les comités de la Vie communautaire et de la Vie culturelle;
  • Un service d’accueil et de formation offrant une dizaine de programmes alternatifs d’intégration sociale et socioprofessionnelle;
  • Les soupers communautaires;
  • Les activités du collectif en écocitoyenneté Éco-Quartier;
  • Le soutien de projets et d’initiatives dans le cadre du Fonds émergents;
  • Les cuisines collectives et le jardin collectif des Ateliers à la terre.

Par une structure décisionnelle démocratique leur laissant une grande place pour s’exprimer, les jeunes membres représentent la majorité qui pensent les projets du CJC, les développent et les évaluent. Ils sont à la fois auteurs et source d’inspiration. Accueillis et soutenus par une équipe de travail et de formateurs efficaces et dynamiques, les jeunes membres trouvent rapidement une place qu’ils occupent fièrement dans le respect de la mission du Centre.